Avec son canon de 88 mm Pak 43 du Tiger I associé au châssis du char Panther, le chasseur de char, Jagdpanther était redoutable. Le Musée des Blindés de Saumur conserve aujourd'hui un rare Jagdpanther Ausf. G1, l'un des premiers exemplaires produits en 1944. Alors, c'est le moment d'y jeter un oeil !
Le développement du Jagdpanther
Le 20 septembre 1942, Adolf Hitler donne l'ordre à Albert Speer de concevoir un chasseur de char. Le cahier des charges est simple le blindé doit reposer sur la base du châssis Man VK 30.02 Pz.Kpfw V "Panther" mais avec un canon plus puissant, le 88 mm du célèbre Tiger I.
Comme c'est un Panzerjäger, un chasseur de char, le blindé est dénué de tourelle. il est donc plus facile à construire et aussi plus économique.
En Octobre 1942, Albert Speer confie le développement à la firme Daimler-Benz, où il doit être produit, mais Krupp A.K fait parti du projet.
Comme c'est un Panzerjäger, un chasseur de char, le blindé est dénué de tourelle. il est donc plus facile à construire et aussi plus économique.
En Octobre 1942, Albert Speer confie le développement à la firme Daimler-Benz, où il doit être produit, mais Krupp A.K fait parti du projet.
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| Le premier prototype du Jagpanther, le V 101 en octobre 1943. On note les deux fentes de vision du conducteur |
Caractéristique du Jagdpanther
Désignation : | Jagdpanther Sd.Kfz.173 |
| Type : | Chasseur de chars |
| Poids : | 45,5 tonnes |
| Équipage : | 5 hommes |
| Armement principal : | 8,8 cm Pak 43 L/71 |
| Armement secondaire : | MG 34 |
| Moteur : | Maybach HL 230 P30, 12 cylindres en V, refroidissement liquide |
| Puissance : | 600 ch à 2500 tr/mn |
| Vitesse maximale : | 55 km/h et 25 km/h en tout-terrain |
| Autonomie : | 160 km |
| Production : | 1944-1945 |
Production du Jagdpanther
La production dans les usines Miag commence en novembre 1943. Les cinq modèles de pré-séries sont présentés en janvier 1944 aux inspecteurs du Waffenamt qui valident les exemplaires.
La production sa fait à un bon rythme, jusqu'à 160 exemplaires par mois, mais les bombardements alliés se multiplient, par exemple l'usine Miag de Braunschweig fait l'objet de dix bombardements de février à octobre 1944. Cela impacte fortement les cadences qui tombent à 21 exemplaires assemblés au mois de septembre 1944.
Face à ce problème, les usines MNH d'Hannovre et MBA de Berlin sont sollicités pour produire les Jagdpanther. La production cesse définitivement en avril 1945.
Le chiffre de Jagdpanthern produits varie suivant les sources. Les chiffres sont de 395 à 415 exemplaires modèle Ausf. G1 et G2 et de 418 à 430 exemplaires incluant les prototypes et ainsi que 3 Jagdpanthern assemblés pour les britanniques, après la guerre.
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| L'usine MNH après la bataille. Un Jagdpanther Ausf. G2 était en cours de production. On remarque les masque de canon boulonné ainsi que des tourelles de Panther Ausf G. |
Le Jagdpanther Ausf. G1 du musée
Le Jagdpanther Ausf. G1 produit par l'usine MIAG, a été fabriqué en février 1944, ce qui en fait un modèle de début de production. Ce mois-là, seulement 7 Jagdpanthern furent produits sur les 15 prévus.
Mais d'où vient-il ? durant la bataille de Normandie, à l'été 1944, la schwere Panzer-Abteilung 654 était équipée de Jagdpanther.
Notre blindé pourrait-il venir de cette unité ? Malheureusement pour
l'instant il n'y a aucune confirmation. En tous cas, il existe un bon
livre sur cette schwere Panzer-Abteilung 654 chez Maranes Editions ici.
Après la guerre, et jusqu'aux années 50, l'Armée française, en reconstruction, était équipée de quelques Jagdpanthern.
D'après le capitaine Tributsch, le Jagdpanther "123" a été récupéré à l'ETBS de Bourges en 1972. Dans son livre "1965-1995, 30 années de recherches et récupérations", le capitaine mentionne que le "123" aurait été cédé à un autre musée.
Le Musée des blindés avait deux exemplaires de Jagdpanther : un Ausf. G1 et un Ausf. G2. L'un venait de Satory et
récupéré en 1969 le "232" et l'autre de Bourges en 1972, "le 123". Or le blindé
qui a été cédé semble de toute vraisemblance le "232" et non pas le
"123". Dès lors la confusion sur sa provenance est légitime.
Le Jagdpanther Ausf. G2
Le Ausf. G2 est naturellement une évolution du Jagdpanther Ausf. G1. Il y a donc quelques différences :
- Son châssis repose sur un Panther Ausf. G.
- Le masque de son canon est boulonné.
- Le canon, un KwK/PaK 43/4 est en deux parties.
- Le blindé n'est plus recouvert de Zimmerit depuis septembre 1944.
Comme nous venons de la lire, le musée possédait un second Jagdpanther. Grâce à son numéro de châssis, "300
099", nous savons qu'il a été produit en octobre 1944, et qu'il n'avait pas
de Zimmerit. L'équipe du musée l'a récupéré à Satory, où il portait une étoile
américaine. En état de rouler, il avait reçu une nouvelle peinture, très armée française, particulièrement ratée.
En mai 1984, ce Jagdpanther est malheureusement donné au BWB Wehrtechnische de Koblenz, en Allemagne, où il a été restauré en 1986.
Le blindé dénommé maintenant "Ute" participe maintenant à quelques exhibitions.
Les photos du Jagdpanther Ausf. G1 "123" ont été prises au musée de Saumur, à plusieurs années d'intervalles. J'ai eu la chance de visiter le musée plus d'une fois. Voilà pourquoi sur certains clichés vous ne voyez pas les grosses cordes qui empêchent les visiteurs d'approcher.
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| Les Schürzen du Jagdpanther sont aux abonnés absents, ce qui est néanmoins habituel, comme le montrent les photos d'époques. |
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| L'échappement,
en mauvais état, est un modèle de début de production. L'échappement
gauche étant dépourvu de ses deux pipes de refroidissement |
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| Le Jadpanther Ausf. G1 est plus rare que le Ausf. G2 |
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| Le Jagdpanther n'est plus en état de rouler. Le bandage des galets est largement détérioré et le galet tendeur est cassé. |
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| L'intérieur du Jagdpanther |
Où voir d'autres Jagdpanthern ?
Un Jagdpanther est visible au musée technique de Sinsheim en Allemagne. Il s'agit d'un Jagdpanther Ausf. G2 avec un manteau de canon boulonné (à partir des modèles de juin 1944)
La plaque protège pluie du périscope est totalement absente comme les modèles tardifs.
Enfin la zimmerit n'a jamais été appliquée.
Après la guerre, ce Jagdpanther servait de cible sur un terrain militaire en Allemagne. Récupéré à l'état d'épave, il a été reconstruit avec l'arrière d'un Panther Ausf. G retrouvé à Trun en Normandie.
La plaque protège pluie du périscope est totalement absente comme les modèles tardifs.
Enfin la zimmerit n'a jamais été appliquée.
Après la guerre, ce Jagdpanther servait de cible sur un terrain militaire en Allemagne. Récupéré à l'état d'épave, il a été reconstruit avec l'arrière d'un Panther Ausf. G retrouvé à Trun en Normandie.
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| Le Jagdpanther de Sinsheim est plus tardif que celui présenté à Saumur. |
Un Jagdpanther Ausf G2 est exposé au Deutsches Panzermuseum de Munster, en Allemagne. Vous pouvez consulter l'article ici
Le Jagdpanther 231 Forces of Valor
E pour les fans de modèle réduit, voici le Forces of Valor Jagdpanther Ausf G1 Normandie août 1944 de mon ami Jean Luc.
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| Forces of Valor Jagdpanther Ausf G1 Normandie août 1944 |
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| Forces of Valor Jagdpanther Ausf G1 Normandie août 1944 |
Et si vous trainez dans la salle des maquettes du musée de Saumur vous pourrez voir différents Jagdpanthern
Source
Panzer tracts n°9. Jagdpanther
Sd.Kfz 173 Jagdpanther. AJ Press
30 années de recherches et de récupérations. Cpt Tributsch











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« Le Jagdpanther
RépondreSupprimerPesant 45 tonnes propulsé par un moteur Maybach HL 230 P30, V12 à refroidissement liquide de 600 chevaux à 2500 tr/mn.
Sa boite a 7 vitesses et 1 marche arrière.
Il peut se permettre 55 km/h sur route et 25 km/h en tout terrain. Avec son réservoir de 700 litres il a une autonomie de 160 km à 80 km en TT.
5 hommes composaient l'équipage, initialement ils devaient être 6.
Son armement est composé d'un canon de 88 Pak 43/2 L/71 et d'une MG 34 (sur le glacis avant).
A partir du 9 septembre 1944, il est décidé de mettre fin à l'application du Zimmerit.
Très efficace à longue distance le blindage avant malgré son inclinaison n'est malheureusement pas assez épais pour résister aux calibres de pak utilisé sur le front Ouest surtout lorsqu'ils sont tirés à 500 mètres de distance.
Certains exemplaires ont été utilisés par l'armée française jusqu'en 1950. »
Le poids est une très satisfaite approximation (~ ½ t).
Le moteur était le même que celui du Tiger B. À cause de la fragilité (relative) de la boîte de vitesse du char Panther et de ses dérivés, on brida sur eux son régime à 2500 tr/min en effet (au lieu de 3000), sa puissance étant réduite à 583 ch (au lieu de 700), et la vitesse de pointe de ces véhicules passa de 55 à 46 km/h sur route (et, sur seul meuble, de 25 ~ 32 km/h initialement à 20½ ~ 27 km/h après cette modification). C'était à l'époque suffisant pour surclasser la plupart des chars moyens ou lourds (y compris, en campagne, le Cromwell, lui aussi un peu amoindri déjà par un moteur bridé pour épargner sa boîte de vitesse, et qui par surcroît s'enfonçait dans la terre plus que ses rivaux).
Les versions du Pak 43 furent, sur le Jagdpanther, les Pak 43/2, Pak 43/3 et Pak 43/4. Cette arme venait à bout de presque tout, la seule exception étant une seule des plaques du blindage frontal des derniers modèles de l'IS-2, le reste demeurant très vulnérable à une telle pièce.
Je ne sais pas ce que vous voulez dire sur le blindage frontal du Jagdpanther. Il est le même que celui du Panther, sauf que la face de la tourelle y est remplacée par le prolongement du glacis jusqu'au sommet de la casemate. Épais de 8 cm, mais incliné à 55° de la verticale, ce glacis offrait la même résistance qu'une plaque de 17½. Les essais des Alliés le montrèrent invulnérable non seulement aux pièces de 75 mm ou moins, mais aussi aux obus dits de 3 pouces ou de 76, et même à ceux de 17 livres (tous ces derniers d'un calibre de 76,2 mm). L'obus perforant M82 de 90 mm testé par les États-Unis ne le perça à aucune distance. Même les précieux et rares obus à noyau de carbure de tungstène étaient inefficaces ou médiocrement efficaces. Inefficaces, car l'obus à sabot détachable de la pièce britannique de 6 livres, ou le plus classique T4 (adopté sous le nom M93) du canon dit de 3 pouces ou 76 mm, ne perçaient pas.
Peu efficaces, car l'obus à sabot détachable de la pièce britannique dite de 17 livres (projectile en service à partir d'août 1944, reservé au combat proche) et le T30 de 90 mm ne furent pas la solution attendue. Ce dernier, après la guerre adopté sous le nom de M304, ne fut distribué qu'à partir de 1945 et en petites quantités. Il perçait le glacis du Panther jusqud vers 750 m, ce qui était médiocre, et seulement en frappant de plein fouet. Mais contrairement à ce qu'on rapporte souvent il était plus puissant que le précédent ; et bien sûr il était exceptionnellement précis, à l'inverse des à peine utilisables obus à sabot détachable.
RépondreSupprimerLes unités britanniques de recherche opérationnelle cherchèrent les Panthers abandonnés en Normandie : pas une seule fois le glacis de l'un de ceux examinés n'avait été percé. Cette plaque de blindage est dite dans leur rapport être d'une résistance exceptionnelle (« outstanding »).
D'une mobilité exceptionnelle pour son temps, exceptionnellement protégé à l'avant (mais plus oridnairement sur les flancs) et pourvu d'une pièce exceptionnelle, le Jagdpanther permit quelques exploits à des équipages pourtant submergés par le nombre, mais aguerris. Le cas le plus notable à ma connaissance fut celui de 3 Jagdpanthers de la 654 . s. Pz. Jg. Abt. qui, le 30 juillet 1944 aux Loges (Normandie), détruisirent en quelques minutes 12 chars britanniques Churchill qui étaient alors les plus lourdement cuirassés des Alliés.
La 654. s'était illustrée sur ne front russe en 1943 avec ses puissants et lents Ferdinand, eux aussi armés de Pak 43. Cette unité d'élite recevrait plus tard des Jagtigers, encore plus robustes, mais dont la puissance de feu n'aurait été utile que face à des ennemis plus lourds que ce qu'on leur opposa, et ne justifiait donc pas la forte réduction de la cadence de tir. Combattant de plus en pire infériorité numérique, à ce que j'en sais les Jagtigers n'égalèrent pas les palmarès des Jagdpanthers.