vendredi 12 juin 2026

Circus 248 : les Spitfire français affrontent la JG 26 au-dessus d'Abbeville


Une fois de plus nous nous rendons au cimetière militaire allemand de Bourdon. Durant ma visite un après-midi d'été 2024, où la météo était magnifique, plan à la main, je file au bloc 32 où se trouve de nombreuses tombes de pilotes de la Luftwaffe. Dans cet article, je me focalise sur la journée du 9 janvier 1943, qui a vu l'affrontement des Spitfire contre les Focke-Wulf de la JG 26 "Schlageter". A Bourdon, j'y retrouve la seule victime allemande de la journée, le jeune Unteroffzier Ludwig Roth.   

Circus 248 : Spitfire, Fw 190 et JG 26 dans le ciel d'Abbeville, le 9 janvier 1943. 

Le 9 janvier 1943, peu après midi, après une météo capricieuse au-dessus de la Manche et de l'Angleterre depuis plusieurs jours, les Alliés lancent une nouvelle opération contre la France. La mission "Circus 248" prévoit le bombardement d'Abbeville, par douze bombardiers Douglas Boston. Pour protéger ses Boston et appâter les chasseurs allemands, la RAF engage plusieurs squadrons de Spitfire : le No. 340 Squadron et le No. 611 Squadron

La traversée de la Manche s'effectue sous un ciel de plus en plus menaçant. Alors que les formations approchent des côtes françaises, la météo se dégrade encore davantage. Les bombardiers reçoivent l'ordre de faire demi-tour. Les chasseurs, eux, continuent.

Un Fw 190 de la JG 26 "Schlageter" au décollage

Les Spitfire du No. 611 Sqn arrivent dans le secteur d'Abbeville lorsqu'ils remarquent deux Focke-Wulf Fw 190 encore à basse altitude.  Les Allemands, en infériorité numérique, deviennent des proies.  Les sergeants Walmsley et Due passent à l'attaque. Un Fw 190 est sévèrement mitraillé et s'écrase. Le second, malgré les obus qui frappent sa carlingue, parvient à s'échapper.

Du côté de la Schlageter une perte est effectivement enregistrée, il s'agit de l'Unteroffizier Ludwig Roth de la 3. Staffel. Son Focke-Wulf 190A-4 "Noir 3" a été touché à basse altitude alors qu'il venait de décoller. L'avion s'est écrasé et Roth tué. 

Le Focke-Wulf 190 demandait près de 13 minutes pour atteindre l'altitude de 8 000 mètres. Roth était alors encore phase ascensionnelle, une phase critique pour un combat aérien, les Spitfire avaient donc l'avantage de l'altitude et de la vitesse.  

Ludwig Roth était né le dans le land de la Hesse à Schaafheim, le 6 avril 1920. Il est retrouvé mort dans les débris de son appareil. 

Uffz Ludwig Roth de la 3./JG 26 "Schlageter"

"Achtung !  Spitfires Voraus ! Angrif ! Angrif !"

A près de 12 000 pieds d'altitude, les Spitfire du No. 340 Sqn Groupe "Île-de-France". atteignent, eux aussi, le secteur d'Abbeville. Les pilotes scrutent le ciel lorsque plusieurs silhouettes, douze à quatorze appareils allemands apparaissent soudainement. L'affrontement devient maintenant inévitable, le II.Gruppe de la Schlageter, celui du redoutable Hauptmann Wilhelm-Ferdinand Galland  est prêt au combat.

Les virages serrés s'enchainent et laissent des trainées blanches dans le ciel. Les moteurs vrombissent à pleine puissance, on entend le bruit de marteau-piqueur des canons de 20 mm. Les habitants regardent ce spectacle mortel qui devient de plus en plus fréquent. Les combats s'éloignent vers la côte.

Le lieutenant Eugène Reilhac revendique un Focke-Wulf, et en endommage un autre. Le sous-lieutenant Lorant rafale un chasseur allemand mais celui-ci parvient à s'échapper.

Un Allemand s'est effectivement crashé près de Marquise. Touché, le Fw 190 de l'Oberleutnant Wolfgang Neu ( 22/04/1944), pilote expérimenté de la 3./JG 26, et donc du I. Gruppe, est mal au point. L'avion est perdu. Neu décide de sauter en parachute et survit, bien que blessé.
A vol d'oiseau, Marquise est à 80 km d'Abbeville. Une distance parcourue en 8-10 minutes par un Focke-Wulf. Dès lors on peut se poser la question : A t-il été victime du 611 ou du 340 Sqn ? Ludwig Roth était son ailier ?
 
L'Oberleutnant Wolfgang Neu, a droite, a survécu à cette journée du 9 janvier 1943

La mort du sous-lieutenant Jacques Moréac 

 
Alors que les Français pensent avoir l'avantage, la chance tourne brutalement. A 13 h 45, le Spitfire Mk IX "Yellow 2" du sous-lieutenant Jacques Moréac, en pleine confiance, prend en chasse un Focke Wulf mais un autre appareil allemand le surprend, les féroces canons de 20 mm crachent leurs obus, le Spitfire est mortellement touché, l'avion pique du nez dans un bruit strident et s'abîme en mer, près de la côte. L'appareil et son pilote disparaissent dans les eaux glaciales. Les Allemands du Seenotdienst dépêchent un bateau, mais malgré les recherches, le sous-lieutenant n'a jamais été retrouvé. Confirmant une nouvelle fois que la Manche est un véritable cimetière à pilote.
La destruction du Spitfire est revendiquée par le Hauptmann et Gruppenkommandeur Wilhelm-Ferdinand Galland et le Leutnant Hoppe de la 6. Staffel, tous deux du II.Gruppe.

Jacques Moréac pilote du No.340 Squadron Groupe Île-de-France.
 

Bilan de la journée

La journée se termine par un match nul, et malgré les revendications exagérées, chaque camp a perdu un pilote : Ludwig Roth et Jacques Moréac. Wolfgang Neu, blessé, reviendra à la Schlageter, après un prompt rétablissement. Et finalement, l'objet du Circus 248 :Abbeville n'a pas été bombardée ce jour-là.

La tombe de Ludwig Roth au cimetière allemand de Bourdon

Après son décès, Ludwig Roth est inhumé au Heldenfriedhof d'Abbeville. Il s'agit du carré allemand du cimetière communal d'Abbeville. Lors de la création du cimetière militaire allemand de Bourdon, sa dépouille est exhumée pour être transférée au bloc 32, rangée 10 tombe 387.

La tombe de l'Uffz Ludwig Roth au cimetière militaire allemand de Bourdon dans la Somme

Plan du Deutscher Soldatenfriedhof Bourdon où se trouve le carré 32


Le cimetière militaire de Bourdon 

En 1954, après la guerre, la France et l'Allemagne signent une convention visant à regrouper les sépultures militaires allemandes éparpillées sur le territoire français. Plusieurs cimetières militaires sont ainsi créés dans différentes régions, comme en Normandie, en Alsace, en Bretagne, etc.

Deutscher Soldatenfriedhof Bourdon

À partir de 1961, le Volksbund a commencé à exhumer les soldats allemands inhumés dans les cimetières des départements de la Somme, du Nord et du Pas-de-Calais. Le Heldenfriedhof d'Abbeville, où était enterré Ludwig Roth, a donc disparu, il n'en reste plus rien aujourd'hui. Après de longs travaux, le cimetière militaire allemand de Bourdon a été inauguré le 16 septembre 1967.

 

Dormir sur l'aérodrome d'Abbeville
 
A la fin de la journée, contre l'avis de ma femme et de ma fille, nous avons tout de même eu l'occasion de dormir sur une ancienne piste de l'aérodrome d'Abbeville, l'une des pistes d'envol foulée par les Messerschmitt Bf 109 et Focke-Wulf, ce n'est pas commun. 
Aujourd'hui encore, il existe quelques vestiges de la base aérienne, la preuve ! 
Sur le sujet des aérodromes je vous conseille le livre : "La Jagdgeschwader 26, histoire de quelques aérodromes de la Luftwaffe dans le nord de la France de Nicolas Grebert"
 
Dormir sur la piste d'envol des Fw 190 de la JG 26, malgré la chaleur écrasante, c'est le top pour certains et carrément n'importe quoi pour d'autres. Le camping-car est sur la piste transversale
   

Liens

 
L'association Somme-aviation 39/45 
L'association Ansa 39/45 

Sources

 
ORB du No. 340 Sqn.
ORB du No. 611 Sqn.
Archives personnelles 
JG 26 War Diary Volume II de Donald Caldwell

jeudi 21 mai 2026

Le petit mais efficace Stug III de Munster

Le StuG III Ausf G (Sturmgeschütz III) est l’un des blindés allemands les plus efficaces de la Seconde Guerre mondiale. Conçu initialement comme canon d’assaut destiné à soutenir l’infanterie, il devient progressivement un redoutable chasseur de chars capable d’affronter les T-34 soviétiques et les blindés alliés.

Produit à plus de 10 000 exemplaires, le StuG III est aujourd’hui considéré comme l’un des véhicules blindés les plus importants de la Wehrmacht avec le Panther et le Tiger. Comme je suis allé au Deutsches Panzermuseum de Munster et qu'il y avait un bel exemplaire, il fait tout naturellement l'objet de cet article.

Le Stug III, en résumé

Le Stug (Sturmgeschutz) Sd.Kfz.142 est à la base une canon automoteur à canon court destiné à supporter l'infanterie mais avec l'apparition des Ausf .E et F et son canon  long de 75 (40 L/43) il devient un chasseur de char particulièrement efficace, il est tout à fait capable de détruire un char russe type T34/76 et sa faible hauteur est un atout. Il prend alors le nom de Stug III Sd.Kfz 143.
Son ratio au combat est remarquable, par exemple de janvier à août 1944, une brigade de Stug détruit 4 667 blindés russes pour la perte de "seulement" 713 Stug.
 
Des Stug III sortent d'une caserne de Sturmartillerie. Le mantelet du canon est du type Topfblende et le deuxième canon d'assaut est équipé de Schürzen

Sa production commence en mars 1942. Les premiers modèles ont été construits par la firme Alkett dans son usine de Berlin-Borsigwalde puis par Miag à Braunschweig et enfin par MAN à Nürmberg (jusqu'en octobre 1943).
Pas moins de 100 entreprises sont mobilisées pour fournir les pièces nécessaires à l'assemblage d'un Stug III. Si les usines sont durement touchées par les bombardements aériens, la production continuera à Berlin jusqu'au 22 avril 1945, date d'entrée des soviétiques dans la capitale allemande. 

Des Sturmgeschütze d'une unité Waffen SS sur le front de l'Est

Le Ausf G, comme celui de Munster, voit sa superstructure modifiée et mieux blindée. Le canon est remplacé par un 40/L48 

Le Stug III, qui repose sur le châssis du Pz. III, est motorisé par un Maybach HL 120 TRM, 12 cylindres  en V développant 265 chevaux à 2.600 tr/mn. Avec ses presque 24 tonnes, sa vitesse maxi est de 40 km/h, 15 km/h en tout terrain avec une autonomie allant de 155 à 95 km, réservoir de 310 litres.
Ses capacités en tout-terrain sont inférieures au T34

Un moteur Maybach HL 120 TRM exposé à Munster

Le V12 Maybach HL 120 TRM a été produit à 40 000 exemplaires. Depuis 1939, tous les Panzer III et Panzer IV ont été équipés de ce moteur particulièrement fiable et endurant. Mais que veut dire cette dénomination HL 120 TRM ?

HL : Hochleistungsmotor  moteur haute performance
TR : Trokensumpfschmierung lubrification à carter sec
M : Magnetzündung allumage magnétique
120 : Pour sa cylindrée de 12.0 L
 
Le Maybach HL 120 TRM sous un autre angle. On y voit les arbres à cames mais aussi les carburateurs de la marque Solex. Le possesseur de Peugeot 205 Rallye, que j'étais, a bien connu cette marque, surtout à chaud.  

Le canon est un Stu.K.40 L/48 de 75 mm avec comme munitions :

- 7,5 cm Pzgr. 39
- 7,5 cm Pzgr 40
- 7,5 cm Sprgr 

L'équipage est de quatre hommes, un chef, un tireur, un chargeur, un conducteur. 

Quelques Stug III ont été livrés à l'Italie, à l'Espagne, à la Bulgarie, à la Finlande à la Roumanie et Hongrie. On en retrouve d'ailleurs certains dans les musées voir même exposés à l'air libre.
Après la guerre, la France équipa son armée de Stug puis revendit 9 de ses exemplaires à la Syrie qui en compta jusqu'à 28 dans son armée. Ces derniers prirent part au combat contre Israël durant la guerre des 6 jours. 

Où voir un autre Stug III ? 

Plus près de nous, si vous êtes Français, un bel exemplaire de Stug III Ausf G est visible au musée des blindés de Saumur.  

Vous pouvez voir un Stug III au musée des blindés de Saumur 


Le Stug III Ausf G de Munster

Le Stug de Munster a été sans doute produit entre décembre 1944 (452 exemplaires) et janvier 1945 chez Alkett (Altmärkish Kettenwerk Berlin).  

Le Stug III est présenté au côté du Jagdpanzer IV, deux belles bêtes.

L'origine du Stug n'est pas formellement connue. Une chose est sur : il n'est pas un vétéran de la bataille de Normandie et il a été capturé par les Américains en Allemagne ou en Autriche puisqu'il a été envoyé après la guerre à Aberdeen avec plusieurs autres Stug. Malgré tout il existe une hypothèse plausible sur son origine :

Alors qu'elle a été presque entièrement détruite dans les combats acharnés de Courlande en Lettonie, la  Heeres-Sturmgeschütz Brigade 261 est reconstituée  dès octobre 1944 à Burg. Le  6 décembre, l'unité reçoit officiellement une nouvelle appellation :  Heeres-Sturmartillerie Brigade 261 (H.Stu.Art.Brig.261) avec à sa tête le Hauptmann Fritz Konopka

La Brigade est ensuite envoyé en Hongrie par le train, où elle affronte une nouvelle fois les Soviétiques. A la fin de la guerre, elle retraite vers les territoires du Reich en tentant de ralentir l'avancée de l'Armée Rouge sur Wien. Alors en Autriche, les rescapés de la Brigade ont l'espoir d'échapper à la captivité soviétique et c'est finalement à Enns qu'ils se rendent, avec quelques blindés, aux forces américaines.

Après la reddition, les derniers Stug de la Brigade sont stockés à l'aérodrome de Hörsching près de Linz. Ensuite, quelques exemplaires sont envoyés par transport maritime aux USA, à Aberdeen Proving Ground, où ils sont étudiés, testés, voir même détruits. En 1979, les USA offrent le Stug à l'Allemagne, qui a la réputation de garder définitivement tout ce qu'on lui prête. Notre blindé est restauré à partir de 1983 jusqu'à 1987, il est donc en état de rouler. 

Le Stug III est en état de marche

Détail des galets de roulement et des chenilles du Sturmgeschütz III Ausf G exposé à Munster.
  
Le Stug garde quelques traces de ses combats, notamment l'impact d'un obus qui a sans doute ricocher 

"101" comme première compagnie, de commandement et c'est le premier Stug, celui du chef

Dès septembre 1944, la Zimmerit n'était plus appliquée sur les blindés. Notre Stug n'y fait pas exception

Sincèrement ces plaques alu anti-dérapantes sont une véritable horreur

Le StuG III Ausf G de Munster possède la Saukopfblende caractéristique des productions tardives.

Le canon StuK 40 L/48 transforma le StuG III en redoutable chasseur de chars

Vue sur le tourelleau typique du Ausf G, celui ci reçoit un blindage sur l'avant 

N'oublions pas que le Sturmgeschütz III est basé sur le châssis/moteur du Panzer III. Si vous allez au musée de Munster, ce que je vous recommande, il y a un beau Pz.III exposé. Sinon, il y en a un autre au musée des blindés de Saumur.   

Le Panzer III du Deutsches Panzermuseum Munster

  

Un autre Stug III à Munster ?

En mai 2026, près de Cuxhaven des ouvriers ont mis à jour un Stug III assez bien conservé. Il n'est d'ailleurs pas le seul blindé qui a été enseveli dans le secteur puisqu'il y aurait deux autres Stug, un Hetzer, un Marder III sans parler de quelques avions, He 111, Ju 88. Ralf Raths, le responsable du Panzermuseum de Munster, répond au journaliste de Butten un Binnen. 

Lors de travaux d'excavation sur la base aérienne de Nordholz, un Stug III a été mis au jour pourquoi a t-il été retrouvé sous terre ?

Les préoccupations environnementales et autres n'ont bien sûr joué aucun rôle à l'époque. Il y avait des cratères de bombes ou des tranchées antichars, comme c'est le cas aujourd'hui à Nordholz, et on y a poussé les véhicules avant de les recouvrir de terre. Au cours des décennies qui ont suivi la guerre, certains ont été récupérésmais pas tous. C'est pourquoi des centaines de ces véhicules gisent encore aujourd'hui dans le sol ou sont immergés dans des lacs et des marécages. 

Que va-t-il advenir du canon d'assaut découvert à Nordholz ?

Il faut d'abord récupérer ce véhicule de guerre. C'est le service de déminage qui s'en chargera, car il pourrait encore y avoir de vieilles munitions à l'intérieur. En principe, la réglementation allemande est claire : le matériel de la Wehrmacht resté enfoui dans le sol appartient à l'État, et c'est l'Office fédéral chargé des biens immobiliers qui en a la responsabilité. C'est lui qui décidera du sort de ce véhicule de combat.

Le Panzermuseum de Munster pourrait également être envisagé comme lieu d'exposition. D'autres possibilités seraient la Collection d'études techniques militaires de Coblence ou le Musée d'histoire militaire de Dresde. En raison de son ancrage local, le véhicule pourrait également être exposé à l’Aeronauticum de Nordholz, un musée local et régional.

 Faut-il s'attendre à d'autres découvertes de ce type ?

Cela se reproduira certainement à l'avenir. À Nordholz, nous savons que plusieurs chars et avions de chasse ont été poussés dans ce fossé. Maintenant que nous en avons trouvé un premier, il est presque certain que les autres s'y trouvent également

Le Stug III découvert à Nodholz

Le Panzermuseum de Munster

Entrée du Panzermuseum de Munster

Le Panzermuseum se situe à Munster en Allemagne, une petite ville sans intérêt, une ville garnison avec ses militaires, sa boutique ASMC, son énorme terrain de manoeuvre à proximité. Dire qu'il n'y a rien à y faire, hormis la visite du musée, est un euphémisme. Pour être à l'ouverture, 10 heures du matin, nous avons dormi la nuit en CC devant le musée. J'ai chargé ma femme et ma fille d'une mission très importante, faire longuement les courses tandis que je visitais le musée, chacun y trouve son compte...

Comparer le musée de Munster à celui de Saumur serait une erreur. Le musée des blindés est plus riche, plus grand et aussi plus internationale. La force de Munster ce sont ses blindés de l'armée allemande, de la seconde guerre mondiale à la RFA et RDA jusqu'au Leopard et puis on tourne autour des blindés sans être gêné par des maudites cordes. 

Le chouette ticket d'entrée du Panzermuseum qui deviendra un marque page

 

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