jeudi 21 mai 2026

Le petit mais efficace Stug III de Munster

De retour sur les blindés allemands et en Allemagne ! Après le Panther, les trois Tigern et le Jagdpanther, mon attention se porte maintenant sur le Stug III, le fameux canon d'assaut devenu chasseur de char par nécessité. Naturellement, je suis au Deutsches Panzermuseum de Munster

Le Stug III, en résumé

Le Stug (Sturmgeschutz) Sd.Kfz.142 est à la base une canon automoteur à canon court destiné à supporter l'infanterie mais avec l'apparition des Ausf .E et F et son canon  long de 75 (40 L/43) il devient un chasseur de char particulièrement efficace, il est tout à fait capable de détruire un char russe type T34/76 et sa faible hauteur est un atout. Il prend alors le nom de Stug III Sd.Kfz 143.
Son ratio au combat est remarquable, par exemple de janvier à août 1944, une brigade de Stug détruit 4 667 blindés russes pour la perte de "seulement" 713 Stug.
 
Des Stug sortent d'une caserne de Sturmartillerie. Le mantelet du canon est du type Topfblende et le deuxième canon d'assaut est équipé de Schürzen

Sa production commence en mars 1942. Les premiers modèles ont été construits par la firme Alkett dans son usine de Berlin-Borsigwalde puis par Miag à Braunschweig et enfin par MAN à Nürmberg (jusqu'en octobre 1943).
Pas moins de 100 entreprises sont mobilisées pour fournir les pièces nécessaires à l'assemblage d'un Stug III. Si les usines sont durement touchées par les bombardements aériens, la production continuera à Berlin jusqu'au 22 avril 1945, date d'entrée des soviétiques dans la capitale allemande. 

Des Sturmgeschütze d'une unité Waffen SS sur le front de l'Est

Le Ausf G voit sa superstructure modifiée et mieux blindée, le canon est remplacé par un 40/L48 

Le Stug III, qui repose sur le châssis du Pz. III est motorisé par un Maybach HL 120 TRM, 12 cylindres  en V développant 265 chevaux à 2.600 tr/mn. Avec ses presque 24 tonnes, sa vitesse maxi est de 40 km/h, 15 km/h en tout terrain avec une autonomie allant de 155 à 95 km, réservoir de 310 litres.
Ses capacités en tout-terrain sont inférieures au T34

Le canon est Stu.K.40 L/48 de 75 mm avec comme munitions :

- 7,5 cm Pzgr. 39
- 7,5 cm Pzgr 40
- 7,5 cm Sprgr 

L'équipage est de quatre hommes, un chef, un tireur, un chargeur, un conducteur. 

Quelques Stug III ont été livrés à l'Italie, à l'Espagne, à la Bulgarie, à la Finlande à la Roumanie et Hongrie. On en retrouve d'ailleurs certains dans les musées voir même exposés à l'air libre.
Après la guerre, la France équipa son armée de Stug puis revendit 9 de ses exemplaires à la Syrie qui en compta jusqu'à 28 dans son armée. Ces derniers prirent part au combat contre Israël durant la guerre des 6 jours. 

Plus près de nous, si vous êtes Français, un bel exemplaire de Stug III Auf G est visible au musée des blindés de Saumur.  

Vous pouvez voir un Stug III au musée des blindés de Saumur 

Le Stug III Ausf G de Munster

Le Stug de Munster a été sans doute produit entre décembre 1944 (452 exemplaires) et janvier 1945 chez Alkett (Altmärkish Kettenwerk Berlin).  

Le Stug III est présenté au côté du Jagdpanzer IV, deux belles bêtes.

L'origine du Stug de Munster n'est pas formellement connue. Une chose est sur : il n'est pas un vétéran de la bataille de Normandie et il a été capturé par les Américains en Allemagne ou en Autriche puisqu'il a été envoyé après la guerre à Aberdeen avec plusieurs autres Stug. Malgré tout il existe une hypothèse plausible sur son origine :

Alors qu'elle a été presque entièrement détruite dans les combats acharnés de Courlande en Lettonie, la  Heeres-Sturmgeschütz Brigade 261 est reconstituée  dès octobre 1944 à Burg. Le  6 décembre, l'unité reçoit officiellement une nouvelle appellation :  Heeres-Sturmartillerie Brigade 261 (H.Stu.Art.Brig.261) avec à sa tête le Hauptmann Fritz Konopka

La Brigade est ensuite envoyé en Hongrie par le train, où elle affronte une nouvelle fois les Soviétiques. A la fin de la guerre, elle retraite vers les territoires du Reich en tentant de ralentir l'avancée de l'Armée Rouge sur Wien. Alors en Autriche, les rescapés de la Brigade ont l'espoir d'échapper à la captivité soviétique et c'est finalement à Enns qu'ils se rendent, avec quelques blindés, aux forces américaines.

Après la reddition, les derniers Stug de la Brigade sont stockés à l'aérodrome de Hörsching près de Linz. Ensuite, quelques exemplaires sont envoyés par transport maritime aux USA, à Aberdeen Proving Ground, où ils sont étudiés, testés, voir même détruits. En 1979, les USA offrent le Stug à l'Allemagne, qui a la réputation de garder définitivement tout ce qu'on lui prête. Notre blindé est restauré à partir de 1983 jusqu'à 1987, il est en état de rouler. 

Le Stug III est en état de marche


  

Le Stug garde quelques traces de ses combats, notamment l'impact d'un obus qui a sans doute ricocher 

"101" comme première compagnie, de commandement et c'est le premier Stug, celui du chef

Dès septembre 1944, la Zimmerit n'était plus appliquée sur les blindés. Notre Stug n'y fait pas exception

Sincèrement ces plaques alu anti-dérapantes sont une véritable horreur

Le mantelet est du type Saukopfblende, 

Le frein de bouche du canon Stu.K. 40/L48

Vue sur le tourelleau typique du Ausf G, celui ci reçoit un blindage sur l'avant 

Un autre Stug III à Munster ?

En mai 2026, près de Cuxhaven des ouvriers ont mis à jour un Stug III assez bien conservé. Il n'est d'ailleurs pas le seul blindé qui a été enseveli dans le secteur puisqu'il y aurait deux autres Stug, un Hetzer, un Marder III sans parler de quelques avions, He 111, Ju 88. Ralf Raths, le responsable du Panzermuseum de Munster, répond au journaliste de Butten un Binnen. 

Lors de travaux d'excavation sur la base aérienne de Nordholz, un Stug III a été mis au jour pourquoi a t-il été retrouvé sous terre ?

Les préoccupations environnementales et autres n'ont bien sûr joué aucun rôle à l'époque. Il y avait des cratères de bombes ou des tranchées antichars, comme c'est le cas aujourd'hui à Nordholz, et on y a poussé les véhicules avant de les recouvrir de terre. Au cours des décennies qui ont suivi la guerre, certains ont été récupérésmais pas tous. C'est pourquoi des centaines de ces véhicules gisent encore aujourd'hui dans le sol ou sont immergés dans des lacs et des marécages. 

Que va-t-il advenir du canon d'assaut découvert à Nordholz ?

Il faut d'abord récupérer ce véhicule de guerre. C'est le service de déminage qui s'en chargera, car il pourrait encore y avoir de vieilles munitions à l'intérieur. En principe, la réglementation allemande est claire : le matériel de la Wehrmacht resté enfoui dans le sol appartient à l'État, et c'est l'Office fédéral chargé des biens immobiliers qui en a la responsabilité. C'est lui qui décidera du sort de ce véhicule de combat.

Le Panzermuseum de Munster pourrait également être envisagé comme lieu d'exposition. D'autres possibilités seraient la Collection d'études techniques militaires de Coblence ou le Musée d'histoire militaire de Dresde. En raison de son ancrage local, le véhicule pourrait également être exposé à l’Aeronauticum de Nordholz, un musée local et régional.

 Faut-il s'attendre à d'autres découvertes de ce type ?

Cela se reproduira certainement à l'avenir. À Nordholz, nous savons que plusieurs chars et avions de chasse ont été poussés dans ce fossé. Maintenant que nous en avons trouvé un premier, il est presque certain que les autres s'y trouvent également. » 


Le Panzermuseum de Munster

Entrée du Panzermuseum de Munster

Le Panzermuseum se situe à Munster en Allemagne, une petite ville sans intérêt, une ville garnison avec ses militaires, sa boutique ASMC, son énorme terrain de manoeuvre à proximité. Dire qu'il n'y a rien à y faire, hormis la visite du musée, est un euphémisme. Pour être à l'ouverture, 10 heures du matin, nous avons dormi la nuit en CC devant le musée. J'ai chargé ma femme et ma fille d'une mission très importante, faire longuement les courses tandis que je visitais le musée, chacun y trouve son compte...

Comparer le musée de Munster à celui de Saumur serait une erreur. Le musée des blindés est plus riche, plus grand et aussi plus internationale. La force de Munster ce sont ses blindés de l'armée allemande, de la seconde guerre mondiale à la RFA et RDA jusqu'au Leopard 

Le chouette ticket d'entrée du Panzermuseum qui deviendra un marque page

 

Liens

 
Le Panther Ausf A de Munster
Le Jagdpanther de Munster
Le Tiger Ausf E de Munster
Le Tiger Ausf B de Munster
Le PlastTiger de Munster
Le Stug III de Sumur 

mardi 5 mai 2026

Le dernier combat du SS Obersturmführer Rudolf Wildhagen

Cette fois-ci, et ce n'est pas souvent, je vais au cimetière militaire allemand de Marigny. La dernière fois, nous avions vu la tombe du SS-Obertsurmbannführer Tychsen et maintenant je parcours les blocs, les allées pour me rendre devant la stèle d'un autre officier de la division "Das Reich". Malheureusement, les informations concernant sa Kompanie en Normandie sont lacunaires. 

Qui est Rudolf Wildhagen ? 

 
Rudolf Wildhagen est né à Hannovre en Basse-Saxe, le 6 novembre 1921.
Comme nous allons le voir il a fait toute sa carrière au sein de la SS-Division "Das Reich"
En 1941, à l'âge de 19 ans, il est SS-Rottenführer au SS-Panzerjäger.Abteilung 2.
En 1942, il est SS-Standartenoberjunker en tant que Zugführer (chef de section) à la 1./SS-PzJg.Abt 2. Son unité combat sur le front de l'est dans le secteur de Kharkov, le Don à l'été 1942 et le Caucase.
Il devient SS-Untersturmführer au sein du III./SS-Panzer.Regiment 2 en 1943. Le SS-Panzer-Regiment comprend III.Abteilungen et est engagé lors de l'Opération Zitadelle à Koursk mais après la bataille titanesque l'Abteilung est dissoute. 
Le 9 novembre 1943, Wildhagen est nommé SS-Obersturmführer et commande la 8./SS-Pz.Rgt.2. Sa Kompanie est sous les ordres du  SS-Sturmbannführer Dieter Kesten  03/04/1945) qui est à la tête de la II. Abteilung du Panzer-Regiment 2.
 

La 8.Kompanie à Caylus

 
Le camp de Caylus est appelé le "Berglager Caylus", le "camp de montagne de Caylus" par les Allemands. Le relief est vallonné, des côtes à 7-9%, comme le montre cette vue prise depuis La Capelle-Livron, à proximité du camp. 
 
Début 1944, après les durs combats sur le front de l'Est, le Panzer-Regiment de la "Das Reich" est reconstitué en Occitanie, dans le Tarn et Garonne. Si plusieurs Kompanien prennent place à Caussade et à Septfonds. Celle de Wildhagen prend ses quartiers au Camp militaire "Les Espagots", un vaste terrain militaire, toujours actif, situé à côté du village de Caylus
 
La 8.Kompanie de Wildhagen est constituée temporairement de Stug.III. Une belle version de ce chasseur de char est exposé au Panzermuseum de Munster.

Contrairement aux autres Panzer-Kompanien, la 8. Kompanie n'a pas encore reçu ses Panzer IV et se contente, pour l'instruction, de treize Sturmgeschütze de l'ancienne 11.Kompanie. Toutefois seize Panzer IV seront livrés à l'arrière du front de Normandie à la fin juin 1944, mieux vaut tard que jamais. 
 
Un Panzer IV Ausf H de la 8./SS-Pz.Rgt 2, et dépourvu de Schürzen, est immobilisé à Saint-Denis-Le-Gast
  

L'Opération Cobra 

Le 25 juillet, les Américains lancent l'opération Cobra destinée à percer le front. Le bombardement de préparation couvre une zone de dix kilomètres sur deux entre Périers et Saint Lô, le secteur tenu par la Panzer-Lehr Division qui est, de ce fait, durement touchée. La 2.SS-Panzer-Division "Das Reich", tout comme les restes de la 17. SS-Panzergrenadier Division "Götz von Berlichingen" qui couvraient le secteur gauche de la Panzer-Lehr sont menacées d'encerclement. Les Américains ont percé, leurs troupes sont au nord, à l'est et bientôt au sud. 

Carte des positions connues des blindés de la "Das Reich" au matin du 27 juillet 1944. 

Le 27 juillet 1944 

Sous la pression, Les troupes allemandes sont contraintes au repli, la "Das Reich", en défense, livre des combats retardataires. Pour la 90th Infantry Division, la ville de Périers, quasiment détruite par l'artillerie américaine les jours précédents, ouvre la voie vers Coutances.

Carte du front au matin du 27 juillet 1944 

Dès le matin, le 712th Tank Battalion et le 359th Infantery Regiment sont au nord de Périers, mais ils sont retardés dans leur avancée par les nombreux champs de mines. En attendant, les Waffen SS de la "Das Reich", de la "Götz von Berlichingen" et d'autres fantassins isolés (comme par exemple les parachutistes du Fallschirmjäger-Regiment 6), constituent tant bien que mal une nouvelle ligne de front. Un Kampfgruppe est constitué et cinq Panzer IV, dont celui du SS-Obersturmführer Wildhagen, prennent alors position à "La Calfeutrerie" à environ 1,5 kilomètres au sud de Périers, pour bloquer l'axe sur Coutances

Sur cette photo. Périers au nord où les blindés du 712th Tank Battallion viennent d'arriver. Au sud, la Kampfgruppe est positionnée dans le secteur de "La Calfeutrerie". Un Stuart explose lors de la tentative de contournement.

A 16h00, la Company D du 712th Tank Battalion s'élance vers Périers en reconnaissance avant de poursuivre sa route à travers la ville, en direction de Coutances, sur l'actuelle D 971. Le 1st Platoon repère  alors la Kampfgruppe au niveau de "La Calfeutrerie". Les modestes Stuart, ces chars légers de 15 tonnes à peine armés d'un canon de 37 mm, marquent aussitôt l'arrêt dans l'attente des Sherman de la Company B, en soutien. Le 3rd Battalion du 359th I.R qui a rejoint le 1st Platoon engage le combat "contre un solide détachement allemand" mais les Américains se heurtent à un mur.  La présence des Panzer IV d'un côté et l'impossibilité de mettre en place des armes antichars pour les contrer de l'autre conduit momentanément à une impasse. 

Victimes des Allemands  

L'un des Sherman arrivé en soutien ouvre le feu sur les Panzers, tandis qu'une colonne blindée (une section du 3rd Platoon de la Company D et une section de la Company B), appuyée par un peloton d'infanterie (359th I.R), tente de contourner la Kampfgruppe par l'est, s'engageant sur une route étroite et parallèle.  

Manque de chance, les Allemands, qui ne manque pas d'expérience, avaient devancé leurs mouvements et piégé le chemin. Après avoir parcouru un kilomètre et demi, la colonne arrive à une intersection. "Boum !" Le Stuart de tête explose sur une mine antichar artisanale, chargée d'environ 180 kg de TNT. Le char est projeté dans les airs par la violence de l'explosion. Le conducteur et le mitrailleur de caisse sont tués, tandis que le tireur et le chef de char sont grièvement blessés. Deux soldats du 359th Infantery Regiment perdent également la vie. 

Au sud de Périers, une stèle est érigée au carrefour où le char de tête a sauté sur un mine allemande. La colonne américaine devait continuer sa route tout droit, le bocage normand dans toute sa splendeur.  

Mais pour les tankistes de la "Das Reich", le répit fut bref. A 19h10, les Panzers, submergés par l'ennemi, sont signalés détruits. Quatre des cinq blindés sont effectivement mis hors de combat. Après quelques recherches, notamment dans les archives américaines, trois Panzers ont été détruits en combat rapproché par des tirs de bazooka et le quatrième par l'artillerie. Tragiquement le char de Wildhagen figure parmi les victimes. L'officier est officiellement déclaré mort ce 27 juillet 1944.

Ce que l'on note :

Malgré l'arrivée en nombre des chars moyens Sherman, les Panzers ne furent pas détruits par leur feu. Réciproquement, aucun blindé américain ne succomba aux tirs des Panzers IV. L'aviation n'est pas non plus intervenue. Il s'agissait donc d'un combat rapproché,  typique du bocage : une lutte de haie à haie, du moins pour trois d'entre-eux.

Durant la nuit du 27-28 juillet, les Allemands entament leur retraite.  

Je ne connais pas les noms des autres chef de char allemands, ni ceux de leur équipage : Peut-être ont-ils  survécu à cette confrontation, peut-être pas. Les corps peuvent être enterrés à Marigny,  une vérification qui méritera, le moment venu, une autre visite ! 

Un résumé de la journée du 27 juillet 1944 su cette carte du secteur de Périers utilisée par de l'US Army

Et maintenant une carte pour la journée du 28 juillet, où l'on voit nettement que la ligne de front s'est écroulée.

Carte de la ligne de front au 28 juillet 1944
   

La tombe du SS-Obersturmführer Rudolf Wildhagen

Le Kompanieführer Rudi Wildhagen est inhumé au cimetière militaire allemand de Marigny au bloc 2, rangée 28, tombe 1059. Il partage sa croix avec le jeune SS-Grenadier Horst Döring.

La résistance du SS Obersturmführer Rudolf Wildhagen
Cimetière militaire allemand de Marigny

La tombe de l'Ostuf. Rudolf Wildhagen à Marigny

Le cimetière militaire allemand de Marigny

 
La résistance du SS Obersturmführer Rudolf Wildhagen
Cimetière militaire allemand de Marigny
 
Le Deutscher soldaten Friedhof de Marigny se situe en rase campagne au nord de Marigny (commune de Thèreval) dans la Manche.
Créé après la guerre, forcément, des soldats américains mais aussi allemands (4 246) y étaient enterrés. Dans les années 50, les dépouilles américaines sont transférées à Saint Laurent-sur-Mer mais celles des Allemands restent sur place et sous administration française, le nombre de morts monte à 5 713.
 
Cette vue montre la présence des deux cimetières militaires, avant que les corps des Américains ne soient transférés à Saint Laurent-Sur-Mer.  
 
Le cimetière est réaménagé de 1958 à 1960 et inauguré par le Volksbund le 2 septembre 1961. De nouvelles dépouilles provenant des villages ou bien tout simplement retrouvées pendant des travaux viennent agrandir le cimetière qui compte maintenant 11 169 personnes inhumées.

Rassemblant principalement les victimes de cette région de Normandie, on y trouve des marins, des pilotes, des soldats de la Panzer-Lehr Division, de la 17. SS-Panzer-Grenadier Division "Götz von Berlinchingen", de la Das Reich... 

La résistance du SS Obersturmführer Rudolf Wildhagen
Cimetière militaire allemand de Marigny

Sur le sujet nous lirons

 
"Opération Cobra" de Georges Bernage aux éditions Heimdal
Panzers Normandie 44 "SS-Panzer-Regiment 2 DR" de Stephan Cazenave au éditions Maranes
Panzerjäger SS-Pz.Jg.Abt.2 de Pierre Tiquet aux éditions Heimdal
Historica n°67 Opération Cobra aux éditions Heimdal 
After Action Report 709th Tank Battalion July 44-April 45
After Action Report 90th Division July 1944
After Action Report VIII Corps   

Liens