Allons en Anjou, à Saumur, une ville au passé historique assez riche, et rendons nous au musée des blindés, un lieu déjà bien connu des lecteurs d'HistoReich.
Le Sturmgeschutz Sd.Kfz 143 Stug III
Le Stug (Sturmgeschutz) Sd.Kfz.142 est à la base une canon automoteur à canon court destiné à supporter l'infanterie mais avec l'apparition des Ausf .E et F et son canon long de 75 (40 L/43) il devient un chasseur de char particulièrement efficace, il est tout à fait capable de détruire un char russe type T34/76 et sa faible hauteur est un atout. Il prend alors le nom de Stug III Sd.Kfz 143. Son ratio au combat est remarquable, par exemple de janvier à août 1944, une brigade de Stug détruit 4 667 blindés russes pour la perte de "seulement" 713 Stug.
Naturellement il repose sur un châssis de Panzer III.
Sa production commence en mars 1942. Les premiers modèles ont été construits par la firme Alkett dans son
usine de Berlin-Borsigwalde puis par Miag à Braunschweig et enfin par
MAN à Nürmberg (jusqu'en octobre 1943).
Pas moins de 100
entreprises sont mobilisées pour fournir les pièces nécessaires à
l'assemblage d'un Stug III. Si les usines sont durement touchées par les
bombardements aériens, la production continuera à Berlin jusqu'au 22
avril 1945, date d'entrée des soviétiques dans la capitale allemande.
Le Ausf G voit sa superstructure modifiée et mieux blindée, le canon est remplacé par un 40/L48
Le Stug III est motorisé par un Maybach HL 120TRM V 12 cylindres développant 265 chevaux à 2.600 tr/mn. Avec ses presque 24 tonnes, sa vitesse maxi est de 40 km/h, 15 km/h en tout terrain avec une autonomie allant de 155 à 95 km, réservoir de 310 litres.
Ses capacités en tout-terrain sont inférieures au T34
Le canon est Stu.K.40 L/48 de 75 mm
Quelques Stug III ont été livrés à l'Italie, à l'Espagne, à la Bulgarie, à la Finlande à la Roumanie et Hongrie. On en retrouve d'ailleurs certains dans les musées.
Après la guerre, la France équipa son armée de Stug puis revendit 9 de ses exemplaires à la Syrie qui en compta jusqu'à 28 dans son Armée. Ces derniers prirent part au combat contre Israël durant la guerre des 6 jours.
Le Stug III Ausf G à Cazeaux
Le Stug III Ausf G143 exposé au musée des blindés est une version tardive.
Comme le démontre le dessous de sa caisse il était recouvert de pâte Zimmerit. Il possède un support pour le canon fixé sur le glacis avant (apparu en juillet 1944).
Il a été capturé après l'Invasion puis utilisé brièvement par l'Armée française.
Stug III de l'Armée française
Est il un exemplaire de l'Escadron Besnier qui comptait deux exemplaires de Stug ? Je ne le pense pas puisque les photos des Besnier ne montrent pas les blessures de guerre du Stug du musée. Toujours est-il que notre modèle a échappé à la vente à la Syrie en 1950-1951.
Retiré du service, il fut ensuite stocké quelques années à Cazeaux, avant d'être rapatrié en 1972 et sauvegardé en terre saumuroise.
1972. Stug III et Bergepanther ont été récupérés à Cazeaux puis tranférés vers le musée des blindés de Saumur alors en pleine création. Le blindé est dépourvu de ses schürzen (photo musée des blindés Saumur)
Stug III au musée des blindés de Saumur
Comme vous pouvez le constater, les photographies du Stug III ont été réalisées à deux époques différente : d'abord à l'ère de l'argentique, puis plus récemment à l'ère du numérique, plus précisément en 2025.
Le Stug III de Saumur sur une bonne vieille photo argentique
Les Schürzen, plaques de blindage latérales, sont apparues en avril 1943. Le Stug est équipé du fameux "Saukopfblende"
Le chef du Stug dispose de ses binoculaires mais la coupole, faiblement blindée était une pièce critique.
Les deux Balkenkreuz c'est un peu beaucoup. Un insigne d'unité, pourquoi pas celui de la 17. SS Panzergrenadier Division "Götz von Berlichingen" n'aurait pas été trop mal.
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