De retour sur les blindés allemands et en Allemagne ! Après le Panther, les trois Tigern et le Jagdpanther, mon attention se porte maintenant sur le Stug III, le fameux canon d'assaut devenu chasseur de char par nécessité. Naturellement, je suis au Deutsches Panzermuseum de Munster.
Le Stug III, en résumé
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| Des Stug sortent d'une caserne de Sturmartillerie. Le mantelet du canon est du type Topfblende et le deuxième canon d'assaut est équipé de Schürzen |
Sa production commence en mars 1942. Les premiers modèles ont été construits par la firme Alkett dans son
usine de Berlin-Borsigwalde puis par Miag à Braunschweig et enfin par
MAN à Nürmberg (jusqu'en octobre 1943).
Pas moins de 100
entreprises sont mobilisées pour fournir les pièces nécessaires à
l'assemblage d'un Stug III. Si les usines sont durement touchées par les
bombardements aériens, la production continuera à Berlin jusqu'au 22
avril 1945, date d'entrée des soviétiques dans la capitale allemande.
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| Des Sturmgeschütze d'une unité Waffen SS sur le front de l'Est |
Le Ausf G voit sa superstructure modifiée et mieux blindée, le canon est remplacé par un 40/L48
Le Stug III, qui repose sur le châssis du Pz. III est motorisé par un Maybach HL 120 TRM, 12 cylindres en V développant 265 chevaux à 2.600 tr/mn. Avec ses presque 24 tonnes, sa
vitesse maxi est de 40 km/h, 15 km/h en tout terrain avec une autonomie
allant de 155 à 95 km, réservoir de 310 litres.
Ses capacités en tout-terrain sont inférieures au T34
Le canon est Stu.K.40 L/48 de 75 mm avec comme munitions :
L'équipage est de quatre hommes, un chef, un tireur, un chargeur, un conducteur.
Quelques Stug III ont été livrés à l'Italie, à l'Espagne, à la
Bulgarie, à la Finlande à la Roumanie et Hongrie. On en retrouve
d'ailleurs certains dans les musées voir même exposés à l'air libre.
Après la guerre, la France équipa son armée de Stug puis revendit 9 de
ses exemplaires à la Syrie qui en compta jusqu'à 28 dans son armée. Ces
derniers prirent part au combat contre Israël durant la guerre des 6
jours.
Plus près de nous, si vous êtes Français, un bel exemplaire de Stug III Auf G est visible au musée des blindés de Saumur.
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| Vous pouvez voir un Stug III au musée des blindés de Saumur |
Le Stug III Ausf G de Munster
Le Stug de Munster a été sans doute produit entre décembre 1944 (452 exemplaires) et janvier 1945 chez Alkett (Altmärkish Kettenwerk Berlin).
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| Le Stug III est présenté au côté du Jagdpanzer IV, deux belles bêtes. |
L'origine du Stug de Munster n'est pas formellement connue. Une chose est sur : il n'est pas un vétéran de la bataille de Normandie et il a été capturé par les Américains en Allemagne ou en Autriche puisqu'il a été envoyé après la guerre à Aberdeen avec plusieurs autres Stug. Malgré tout il existe une hypothèse plausible sur son origine :
Alors qu'elle a été presque entièrement détruite dans les combats acharnés de Courlande en Lettonie, la Heeres-Sturmgeschütz Brigade 261 est reconstituée dès octobre 1944 à Burg. Le 6 décembre, l'unité reçoit officiellement une nouvelle appellation : Heeres-Sturmartillerie Brigade 261 (H.Stu.Art.Brig.261) avec à sa tête le Hauptmann Fritz Konopka .
La Brigade est ensuite envoyé en Hongrie par le train, où elle affronte une nouvelle fois les Soviétiques. A la fin de la guerre, elle retraite vers les territoires du Reich en tentant de ralentir l'avancée de l'Armée Rouge sur Wien. Alors en Autriche, les rescapés de la Brigade ont l'espoir d'échapper à la captivité soviétique et c'est finalement à Enns qu'ils se rendent, avec quelques blindés, aux forces américaines.
Après la reddition, les derniers Stug de la Brigade sont stockés à l'aérodrome de Hörsching près de Linz. Ensuite, quelques exemplaires sont envoyés par transport maritime aux USA, à Aberdeen Proving Ground, où ils sont étudiés, testés, voir même détruits. En 1979, les USA offrent le Stug à l'Allemagne, qui a la réputation de garder définitivement tout ce qu'on lui prête. Notre blindé est restauré à partir de 1983 jusqu'à 1987, il est en état de rouler.
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| Le Stug III est en état de marche |
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| Le Stug garde quelques traces de ses combats, notamment l'impact d'un obus qui a sans doute ricocher |
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| "101" comme première compagnie, de commandement et c'est le premier Stug, celui du chef |
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| Dès septembre 1944, la Zimmerit n'était plus appliquée sur les blindés. Notre Stug n'y fait pas exception |
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| Sincèrement ces plaques alu anti-dérapantes sont une véritable horreur |
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| Le mantelet est du type Saukopfblende, |
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| Le frein de bouche du canon Stu.K. 40/L48 |
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| Vue sur le tourelleau typique du Ausf G, celui ci reçoit un blindage sur l'avant |
Un autre Stug III à Munster ?
En mai 2026, près de Cuxhaven des ouvriers ont mis à jour un Stug III assez bien conservé. Il n'est d'ailleurs pas le seul blindé qui a été enseveli dans le secteur puisqu'il y aurait deux autres Stug, un Hetzer, un Marder III sans parler de quelques avions, He 111, Ju 88. Ralf Raths, le responsable du Panzermuseum de Munster, répond au journaliste de Butten un Binnen.
Lors de travaux d'excavation sur la base aérienne de Nordholz, un Stug III a été mis au jour pourquoi a t-il été retrouvé sous terre ?
Les préoccupations environnementales et autres n'ont bien sûr joué aucun rôle à l'époque. Il y avait des cratères de bombes ou des tranchées antichars, comme c'est le cas aujourd'hui à Nordholz, et on y a poussé les véhicules avant de les recouvrir de terre. Au cours des décennies qui ont suivi la guerre, certains ont été récupérés – mais pas tous. C'est pourquoi des centaines de ces véhicules gisent encore aujourd'hui dans le sol ou sont immergés dans des lacs et des marécages.
Que va-t-il advenir du canon d'assaut découvert à Nordholz ?
Il faut d'abord récupérer ce véhicule de guerre. C'est le service de déminage qui s'en chargera, car il pourrait encore y avoir de vieilles munitions à l'intérieur. En principe, la réglementation allemande est claire : le matériel de la Wehrmacht resté enfoui dans le sol appartient à l'État, et c'est l'Office fédéral chargé des biens immobiliers qui en a la responsabilité. C'est lui qui décidera du sort de ce véhicule de combat.
Le Panzermuseum de Munster pourrait également être envisagé comme lieu d'exposition. D'autres possibilités seraient la Collection d'études techniques militaires de Coblence ou le Musée d'histoire militaire de Dresde. En raison de son ancrage local, le véhicule pourrait également être exposé à l’Aeronauticum de Nordholz, un musée local et régional.
Faut-il s'attendre à d'autres découvertes de ce type ?
Cela se reproduira certainement à l'avenir. À Nordholz, nous savons que plusieurs chars et avions de chasse ont été poussés dans ce fossé. Maintenant que nous en avons trouvé un premier, il est presque certain que les autres s'y trouvent également. »
Le Panzermuseum de Munster
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| Entrée du Panzermuseum de Munster |
Le Panzermuseum se situe à Munster en Allemagne, une
petite ville sans intérêt, une ville garnison avec ses militaires, sa
boutique ASMC, son énorme terrain de manoeuvre à proximité. Dire qu'il
n'y a rien à y faire, hormis la visite du musée, est un euphémisme. Pour
être à l'ouverture, 10 heures du matin, nous avons dormi la nuit en CC
devant le musée. J'ai chargé ma femme et ma fille d'une mission très
importante, faire longuement les courses tandis que je visitais le
musée, chacun y trouve son compte...
Comparer le musée de Munster à celui de Saumur serait une erreur. Le musée des blindés est plus riche, plus grand et aussi plus internationale. La force de Munster ce sont ses blindés de l'armée allemande, de la seconde guerre mondiale à la RFA et RDA jusqu'au Leopard
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| Le chouette ticket d'entrée du Panzermuseum qui deviendra un marque page |




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