Un petit retour dans les halls du Panzermuseum de Munster ne fait pas de mal. Dans un précédent article , nous avions découvert le magnifique Tiger Ausf E en exposition temporaire. Cette fois-ci, place à un autre Tiger dont la particularité est d'être une maquette à l'échelle 1.
Le Tiger Ausf E en Bref
Dans le but de faire évoluer l'armement notamment blindé, plusieursprojetsdenouveauxcharsdecombatontétéprésentésen1941, dontleVK3001 (H) deHenschel, leVK3001 (P) dePorsche(30tonnes)etleVK3601deHenschel(36tonnes).
Aucun de ces projets ne dépassa le stade de prototype, et un nouveau projet, le VK 4501, fut ordonné. Le cahier des charges indiquait que le blindé devait peser 45 tonnes et être équipé d'un canon de 88 mm.
Les prototypes du Tiger en phase de test
Deux prototypes sont présentés à Adolf Hitler, le jour de son anniversaire, le 20 avril 1942. Il s'agit d'un modèle Porsche et d'un modèle Henschel, deux chars à tourelle Krupp dont l'armement principal est un canon Kwk L/56 de 88 mm. Jugé trop compliqué, le projet Porsche est rejeté, mais son étude est retenue pour la création du Jagdpanzer "Ferdinand", du nom de son créateur, Ferdinand Porsche. Le blindé s'appellera finalement Elefant.
Le projet de Henschel est donc retenu et le constructeur signe le contrat en août 1942 pour la fabrication de 100 exemplaires. Le nom officiel du char lourd est : Pz.Kpfw. VI Tiger Ausf H1 puis Pz.Kpfw. Tiger I /Ausf E.
La production est lancée en août 1942 et prend fin en août 1944, lorsque le Tiger Ausf B le remplace progressivement. Au total, 1354 exemplaires du Tiger E ont été produits.
Un Tiger Ausf E première version en cours de fabrication à l'usine Henschel. Notons le numéro 12 peint sur le côté de la caisse, est ce le douzième en production ?
Le TigerE est motorisé par un Maybach HL 210 P45 puis à partir de mai 1943 par un Maybach HL 230 P30. C'est un moteur 12 cylindres en V qui développe 650 chevaux à 3.000 tr/mn (700 chevaux pour le HL 230), sa boite de vitesse est une Maybach Olvar 40-12-16 à 8 vitesses avant et quatre arrière.
Un des premiers modèles avec ses pots fumigènes sort de l'usine de Kassel. Le Tiger porte provisoirement un numéro 8 sur le devant de la caisse. Il est encore avec sa peinture primaire oxyde rouge.
Le Tiger apparaît rapidement sur le théâtre des opérations durant le siège de Leningrad, à la fin du mois d'août 1942. Ses débuts sont laborieux, car le terrain marécageux n'est pas idéal pour le Tiger, qui souffre également de sérieux problèmes techniques. Après quelques améliorations, il sera présent sur tous les fronts, y compris en Afrique, et sa réputation, méritée, esttoujoursaussigrandedenosjours.
Naissance du PlastTiger
Le Panzermuseum de Munster a un petit problème : malgré la richesse de sa collection, le Tiger E est aux abonnés absents. Pour pallier cette absence, le DPM a accueilli temporairement le Tiger du musée de Saumur puis une reconstruction de Christian Oebig. Pour remédier à ce problème, le DPM a donc commandé à l'entreprise "TechnologistützpunktTäuschenundTarnen" deStorkow une réplique du char à l'échelle 1:1. Spécialisée dans la fabrication de leurres (faux missiles, fausses stations radar, etc.), l'entreprise de la Bundeswehr a confié le projet à l'équipe d'Harald Kaiser.
Le Tiger 231 de Christian Oebig a été exposé au DPM de 2013 à 2016. Il a donc servi de modèle en étant "laserisé" et photographié sous tous les angles.
Le Tiger 231 a été utile pour le modélisation du PlasTiger 321
Ce faux char de 2,7 tonnes n'est pas fabriqué en métal, mais en fibre de verre, d'où son surnom de "PlasTiger". Il a été livré en kit au Panzermuseum en avril 2017, soit quelques mois après le départ de 231.
Cette grosse maquette est un exemplaire unique au monde, ce qui est un peu dommage car la fabrication de plusieurs unités aurait certainement permis d'abaisser les coûts. Ces copies auraient été parfaites pour des films ou pourêtreexposéesdanscertainsmusées.
Le PlasTiger est en cours de montage de tourelle
La maquette se monte et il n'y a pas besoin de beaucoup de colle
L'idée d'un faux Tiger pourrait faire sourire, voire susciter du dédain chez certains, mais il ne faut pas oublier que le Panzermuseum est avant tout et surtout un musée. Qui n'a jamais vu de répliques d'uniformes, d'armes et d'outils voir même d'habitats dans un musée ? Les Tigern sont rares, donc cette démarche ne me choque pas, d'autant que le DPM est censé raconter l'histoire et l'évolution des blindés. Le Tiger est une pièce essentielle de la Seconde Guerre mondiale, et sa présence attire des visiteurs, donc de l'argent.
En tout cas, je trouve cette démarche moins trompeuse que le ridicule et faux Tiger du Museum of American Armor, dont la base est sur un char soviétique avec le train de roulement qui va avec.
Enfin, j'aimerais bien voir une maquette de Jagdtiger au musée des blindés de Saumur. Tout d'abord ce gros mastodonte, est absent du hall allemand. Comme il n'a pas de tourelle, son coût doit être inférieur à celui du PlasTiger, même si je ne connais pas le prix d'un tel projet. Sa présence serait justifiée par le salon international de la maquette qui se tient chaque année dans ce musée. C'est une idée à creuser, non ?
Le PlasTiger de Munster
L'historique du Tiger 321 est naturellement connu : nous savons notamment qu'il n'est pas sorti de l'usine de Kassel, qu'il n'a pas été versé à la schwere SS-Panzer-Abteilung 101, qu'il n'est pas le Tiger de Wittmannet qu'il n'a pas été capturé dans la poche de Falaise. Une plaque apposée sur sa caisse annonce son acte de naissance. On peut également ajouter qu'il était le premier char de la deuxième section de la troisième compagnie d'une unité qui n'a jamais existé.
Lareproductionestvraimentincroyable,maisilyauntoutpetitbémol : ilesttroppropre.C'est le seul reproche que je peux lui faire : un petit lavis, quelques traces d'usure ne lui feraient pas de mal.
L'entrée du musée des blindés de Munster
Le camouflage est inspiré du Tiger 231, je ne sais pas si c'est une bonne idée. Cela me rappelle le camouflage français des années 2000.
Un second Tiger de Christian Oebig au musée de Munster. Cette image mise en comparaison avec le PlasTiger nous permet de voir l'excellent travail de reproduction.
Le Tiger pèse un peu moins de trois tonnes, une plume en comparaison avec l'original
Regardez ce train de roulement, c'est très bien fait
Le numéro 321 est un clin d'oeil au 231 qui lui a servi de modèle. Le Tiger B situé quelques mètres plus loin a la même numérotation.
Sur cette vue nous pouvons voir les détails, les fausses soudures et même les petits défauts de l'acier/fibre.
Le Panzermuseum de Munster
Le Panzermuseumest situé à Munster,
une
petite ville allemande sans intérêt, une ville garnison avec ses
militaires, sa (belle)
boutique ASMC, son énorme terrain de manoeuvre à proximité où
sont/étaient entrainés des Ukrainiens pas vraiment volontaires (des
malgré-nous modernes). Dire qu'il
n'y a rien à faire dans la ville, hormis la visite du musée, est donc un
euphémisme.
Comparer le musée de Munster à celui de Saumur serait une erreur. Le musée des blindés est plus riche, plus grand et aussi plus internationale. La force de Munster ce sont ses blindés de l'armée allemande, de la seconde guerre mondiale à la RFA et RDA jusqu'au Leopard 2, oui oui le même qui est actuellement très apprécié des Lancets et autres Kornets/Fagots russes.
Le fleuron des chars allemands le Leopard 2 est la star du Panzermuseum... maisquelques épaves sont aussi exposées au Patriot Park en Russie sans parler du modèle en évaluation au centre Uralvagonzavod
La visite est agréable, il n'y a pas ces maudites cordes que l'on voit à Saumur, nous pouvons donc tourner autour des blindés. Durant la visite, vous pouvez aussi croiser le responsable du musée, Ralf Raths, lui poser des questions et c'est vraiment sympa.
Un
autre point qui m'a particulièrement marqué est l'affluence. Le nombre
de visiteurs me semble bien plus important que celui de Saumuret
pourtant je n'y étais pas un week-end. C'est simple, il était difficile
de prendre des photos sans avoir une personne dans le cadre de
l'objectif.
Je
terminerais par le point négatif : la boutique. Celle-ci ne représente
quasiment aucun intérêt, le choix des livres est franchement limité, peu
de maquettes hormis celle de la marque Lego (!) c'est dommage car il y a
de quoi faire.
Le chouette ticket d'entrée du Panzermuseum qui deviendra un marque page
Où voir d'autres Tiger ?
Si vous allez voir le PlasTiger avant 2027 vous aurez également la chance d'admirer un Tiger reconstruit à l'aide de pièces détachées authentiques, dont certaines proviennent de Normandie. Le Tiger est un prêt il n'est donc exposé que temporairement.
Nach Aussagen seiner ehemaligen Piloten war Geisshardt kein besonders sympathischer Mensch, aber er war ein ausgezeichneter Pilot, effizient und ohne jede Überheblichkeit. Er war gewissermaßen ein strenger Mensch
HauptmannFritzGeisshardt
JG 26 "Schlageter"
Im Januar 1943 wird Fritz zum Jagdgeschwader 26 versetzt, wo er Kommandeur des III./JG 26 ist.
Am 5. April 1943 ertönt die Sirene: Feindliche Bomber wurden gesichtet und fliegen in Richtung Antwerpen, mit dem Ziel der Automobilfabrik Minerva, die laut der Résistance zur Reparatur von Messerschmitt Bf 109 genutzt werden soll.
Fritz rennt zu seiner Focke Wulf 190A-4. Der Motor läuft, er schließt die Kabinenhaube, denn die Zeit drängt. Die III./JG 26 startet in Wevelgem.
Die JG 26 entdeckt endlich die 80 Flugzeuge. Die Focke Wulf gehen zum Angriff über, Major Priller ist dabei.
Das Ergebnis des Bombenangriffs auf Morstel
...DerletzteKampf
Es ist 15:10 Uhr, die Flugzeuge wirbeln am Himmel, die Kanonen glühen. Geisshardt gibt nicht auf, als ihn plötzlich ein heftiger Schlag trifft und er sich im Cockpit zusammenkrümmt. Ein amerikanischer Schütze hat sein Flugzeug getroffen: Fritz ist verwundet. Der deutsche Pilot fasst sich an den Bauch: Sein Handschuh ist blutverschmiert.Er muss so schnell wie möglich zurückkehren. Trotz der Schmerzen gelingt es ihm, auf dem Flugplatz Saint-Denis-Westrem in der Nähe von Gent in Belgien zu landen. Männer eilen herbei, um ihm zu helfen und ihn aus dem Flugzeug zu bergen. Ein Krankenwagen übernimmt sofort seine Versorgung, aber die Gesichter sind ernst: Die Verletzung ist schwerwiegend.DerKrankenwagenfährtsoschnellwiemöglichzumKrankenhausinGent. HauptmannGeisshardtistdereinzigeVerlustderJG26indiesemKampf, indemfünfB-17-Bomberzerstörtunddreizehnweitereschwerbeschädigtwurden.
Die Überreste des B-17-Bombers von Lt. Robert Seelos, der nördlich von Antwerpen abgeschossen wurde.
DasGrabvonHauptmannFritzGeisshardt
Der Leichnam von Fritz Geisshardt wird auf den Friedhof von Abbeville in Frankreich überführt.
Er starb in Belgien, sein Leichnam wurde auf den Friedhof von Abbeville in Frankreich überführt, wo die Piloten der JG 26 begraben sind.
In den 1960er Jahren wurde seine sterbliche Hülle auf den deutschen Soldatenfriedhof von Bourdon überführt. Dort ruht er noch heute zusammen mit seinen Kameraden.
1961 begann der Volksbund damit, die Gräber der Soldaten, die auf Friedhöfen in Städten und Dörfern der Departements Nord, Pas-de-Calais und Somme beigesetzt waren, in Bourdon zusammenzufassen.
Ein weiterer Teil betrifft Soldaten, die Ende August/Anfang September 1944 getötet wurden, insbesondere nach der Überquerung der Seine.
Schließlich gibt es einen nicht unerheblichen Anteil an Piloten der Luftwaffe, insbesondere diejenigen des Jagdgeschwaders 26. Die Gräber dieser Piloten erstrecken sich über vier Kriegsjahre in diesem Gebiet. Es gibt zahlreiche Artikel über sie im Blog.
Deutscher Soldatenfriedhof Bourdon
Das Flugzeug von Geisshardt, die Fw 190
Über die Fw 190 wurden einige Artikel im Blog veröffentlicht. Ich empfehle Ihnen daher, auf den Artikel über die NC 900 im Museum von Le Bourget zu klicken.DasausgestellteFlugzeugträgtdieFarbendesdeutschenAssesHauptmannJosefPrillervonderJG26. AufdemBlogfindenSieauchmehrereArtikelüberdieMechanikdesFlugzeugsunddieimMuseuminPragbzw. imMuseuminMünchenausgestelltenMotoren. ImAllgemeinenistesseltener, eineFw190zusehenalseineMesserschmittBf109.
Die Fw 190 wurde unter dem Namen NC 900 in die "Armée de l'air" integriert.
Links
Ich möchte die Arbeit des Vereins Somme-Aviation würdigen, der historische Forschungen über die Alliierten und die Deutschen durchführt, insbesondere durch die Suche nach Absturzstellen.